NEW-YORK SCHOOL

NEW YORK SCHOOL

Sans Objet © Eve Zheim
PREMIÈRE LE 27 MARS 2020 À L’ÉTOILE DU NORD – SCÈNE CONVENTIONNÉE DANSE

Mettant à l’honneur les compositeurs Morton Feldman, Earle Brown et Cornelius Cardew, le programme NEW YORK SCHOOL propose un parcours dans la musique de l’École de New-York à travers trois pièces du répertoire chorégraphique de K622 et une création dédiée :  

AN H TO B (1997) Etude sur la forme – Solo écrit à partir de 21 photographies du solo d’un autre.

Chaque photographie/forme a été développée en une phrase de mouvements d’environs 21 secondes dans laquelle s’articulent différents systèmes d’écriture : dessin, accompagnement, ornement, variation, contrepoint, mise en espace, volume, plan, symétrie, points fixes et isolation.
La musique de Morton Feldman est elle aussi comme la répétition jamais équivalente d’un même accord (forme) qui dans ses variations de vitesse, d’attaque et de durée, crée une attente sur la synchronicité et l’harmonisation.
La vidéo projette les photographies « sources » du solo. Elle est comme une partition. Sa présence révèle le jeu de correspondance entre formes fixes projetées et formes en flux de la danse auplateau.
Spatialement, dans son parcours, la chorégraphie trace un H et un B au sol.
L’interprète varie sans cesse rythmes et qualités de mouvements, elle ou il danse en rubato, avec rigueur et inspiration. 

« En 1996, j’étais interprète de Hypothetical Stream que William Forsythe avait chorégraphié sur une invitation de Daniel Larrieu alors directeur du CCN de Tours. Pour nous familiariser avec sa danse et son écriture, William Forsythe nous avait envoyé deux vidéos : Improvisation Technologies qui est son recueil de systèmes d’écriture et Solo, un film chorégraphique interprété par lui-même. Solo est le solo que j’ai photographié dans une télévision pour créer an H to B. Ce titre est la contraction de : an homage to Billy. » Mié Coquempot

 NOTHING BUT (1998) 

Le dispositif original de la pièce reposait sur la création de quatre dimensions par la superposition de projections vidéo à la danse. Ainsi, le spectateur se trouvait devant un choix de lecture qui lui permettait de voir sa propre version de ces quatre éléments en interaction.
Mié Coquempot a souhaité concentrer la réactivation du solo sur le matériel chorégraphique en lui-même : une étude de composition sur la matière à partir de contraintes spatiales imaginaires, en l’occurrence trois cubes de niveaux différents placés en diagonale. 

« Rien que du noir… 
Il est tombé dans le noir comme on tombe dans le ciel
Émerveillé, il a regardé puis senti qu’il ne savait pas le sens, ni sa position.
Debout, couché, assis ?
Vertical, horizontal, en angle ?
Il a glissé le long d’une paroi. Là, il a su qu’il était horiztonal, couché, et que sa position était assise.
Il a regardé le noir dans tous ses détails et ses lumières
Il a joué dans toutes les limites des parois qu’il touchait, dans tous les illimités du noir dans lequel il était tombé.
Il a dansé et dansé encore en visitant, en longeant, en caressant ces structures invisibles qu’il avait pourtant, croit-il, réussi à recomposer.
Epuisé, satisfait, il avait avalé toutes les étoiles de ce ciel avaleur. »

Mié Coquempot


SANS OBJET (2004) – matériel vidéo

SANS OBJET fait corps avec l’oeuvre “Tracking Pierrot” (1992) de Earle BROWN (sextet). Conçue sur un mode « quasi » aléatoire de combinaison d’évènements musicaux encadrée d’un début et d’une fin fixe, son « corps » est à chaque représentation, reconstruit par le chef et l’ensemble des interprètes. 
Chorégraphiquement, un langage et des événements spécifiques ont été « composés » indépendamment de la musique. Puis une partition spatiale permettant d’établir des liens en réflexion avec la partition musicale. 
Les danseurs ont reçu comme règle de jeu commune un scénario d’espaces et de dramaturgie musicale. Le labyrinthe musical d’Earle Brown se donne à voir, la musique appelle les mouvements qui reflètent sa partition.
L’oeuvre, à chaque fois réinventée dans l’immédiateté de la représentation met en péril danseurs et musiciens, créant une relation privilégiée entre eux : l’écoute, le regard, les réflexes sont sollicités et sans cesse déjoués. 
Le spectateur lit la musique sur les corps, mais surtout ressent simultanément avec tous les interprètes ce qu’est « jouer » et « interpréter » : la relation action – réaction est nourrie par une spontanéité sans cesse reconstruite qui se perd parfois dans l’imprévu et dans la surprise de la (re)création musicale.


MEMORY (2020) création dédiée pour les étudiant.e.s des Rencontres Internationales de Danse Contemporaine 

Après le partage du premier solo AN H TO B en 2017, les étudiant-e-s du RIDC sont invité-e-s à découvrir et éprouver le matériel de NOTHING BUT. De cette rencontre avec l’oeuvre émergera une nouvelle pièce dédiée écrite pour douze interprètes.

ÉQUIPE

Chorégraphie Mié Coquempot

Musique Earle Brown, Morton Feldman, Cornelius Cardew

Assistant Jérôme Andrieu

Chorégraphie création dédiée Jazz Barbé – K622

Interprètes Jazz Barbé, Alexandra Damasse, les étudiant.e.s du RIDC

Interprètes matériel vidéo Jérôme Andrieu, Olivier Clargé, Mié Coquempot, Vinciane Gombrowicz

Régie générale Christophe Poux

Production Lucie Mollier

Production K622
Coproductions 2020 Paris Réseau Danse / Etoile du Nord – scène conventionnée pour la danse, RIDC – Rencontres internationales de Danse Contemporaine